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NBA EUROPE / Flashback 2000-2001 : quand l’Europe du basket était divisée en deux

Deux compétitions majeures en concurrence sur notre continent ? Ce n’est pas la première fois qu’une telle situation se présenterait. Retour sur cette rocambolesque saison 2000-2001 où EuroLeague et SuproLeague se partageaient les plus grands clubs européens, laissant les fans du basket européen divisés en deux.

Imaginez, une coupe d’Europe qui ne rassemble qu’une partie des meilleurs clubs européens, et une autre avec l’autre moitié. Imaginez les grands de notre continent divisés : le Pana d’un côté, l’Olympiakos de l’autre; les clubs français d’un côté, les espagnols de l’autre. Et bien c’est ce qu’il s’est passé cette fameuse saison 2000-2001.

A l’été 2000, alors que l’EuroLeague, la compétition référence en Europe, est gérée par la FIBA depuis 1958, elle va soudainement changer de main.

Pour comprendre, il faut remonter neuf ans plus tôt, en 1991, lorsqu’une Union des Ligues Européennes de Basketball (ULEB) voit le jour. L’idée de cette union, est de gagner de l’indépendance vis-à-vis de l’institution FIBA de Boris Stankovic, afin de valoriser au mieux les intérêts des clubs. Des évènements ponctuels sont alors organisés entre les clubs adhérents, mais le coup de grâce vient en juin 2000, lorsque le président de l’ULEB, Eduardo Portela, décide de fonder sa propre Coupe d’Europe pour définitivement mettre en avant les clubs.

Pour cela, il pourra même utiliser le nom d’EuroLeague, que la FIBA n’avait jamais déposé auparavant. De là, la majorité des grands clubs européens, les espagnols en tête, rejoignent la nouvelle compétition, qui présentait des garanties financières bien plus élevées qu’en FIBA.

Mais cette dernière ne se dégonfle pas, et veut elle aussi organiser une compétition européenne cette saison-là, comme elle l’a fait les quarante dernières années. Elle lance donc ce qu’elle se verra contrainte de renommer la « SuproLeague ». Pour garder ses clubs, la FIBA les menace d’exclusion des ligues domestiques. Une méthode que trop partiellement efficace.

Deux coupes d’Europe concurrente vont donc s’affronter.

DES CLUBS DISPATCHÉS

Laurent Sciarra, qui a disputé cette SuproLeague avec l’ASVEL, nous décrit le climat tendu de l’époque : « Quand il y a eu cette scission, beaucoup de clubs dont nous l’ASVEL, et Pau, avaient peur de la FIBA qui avaient prévu des sanctions contre les clubs dissidents ». C’est ainsi que le Pana, le CSKA Moscou, et le Maccabi Tel-Aviv restèrent fidèle à la comptétition de la FIBA. Tout comme d’autres clubs notables comme l’Efes Pilsen (aujourd’hui Anadolu), le Montepaschi Siena, l’Ulker Istanbul, le Partizan de Belgrade, ou le KK Split.

Laurent Sciarra, lors du match de groupe contre le Panathinaïkos à l’Astroballe (crédits photo : FIBA / AFP)

« Il y avait de belles équipes quand-même, reprend l’ancien international. Nous à l’ASVEL, on était content de jouer une compétition européenne, parce que les dirigeants avaient quand-même reçu un sacré coup de pression. D’autres clubs plus épais que l’ASVEL avaient pu partir pour l’EuroLeague. Soi-disant, c’était pas bien. Mais un an après, c’est ce qu’on a tous fait. »

Dans ces « clubs plus épais », qui ont fait quelque chose de « pas bien », il y avait le Real, le Barça, l’Olympiakos, le Zalgiris, le Benedetton Trevise … et il y avait aussi la Virtus Bologne d’Antoine Rigaudeau. « Le niveau était haut, nous raconte le Roi. Les équipes s’élevaient au standing de l’EuroLeague. » Cette année-là, Bologne est taillé pour la gagne. Car pour entourer l’arrière français, le coach Ettore Messina peut compter sur de sacrés joueurs comme Rashard Griffith, David Andersen ou encore la future pépite Manu Ginobili.

Mais face à eux, il y a en effet un plateau très relevé, comme en témoigne le match d’ouverture de la nouvelle compétition : Real Madrid – Olympiakos. Un match de prestige remportée par les Madrilènes, mais que Stéphane Risacher, alors au Pirée, marquera de son empreinte avec ses 18 points, le plus haut totale de la soirée. Oui, à cet instant, le meilleur marqueur de l’histoire (jeune) de l’EuroLeague est français, et il s’appelle Stéphane Risacher. Un trône qu’il tiendra 48h, mais l’anecdote vaut la peine d’être racontée.

Stéphane Risacher, sous le maillot de L’Olympiakos (crédits photo : Eurohoops)

LE BASKET EUROPÉEN À SON HONNEUR

Pendant que les festivités de l’EuroLeague se lancent, la SuproLeague entame elle aussi sa saison, qui restera la dernière de son histoire. Mais les moyens ne semblent pas à la hauteur de sa rivale. « L’EuroLeague avait une manne financière plus importante que la FIBA. » reprend Sciarra, détaillant les différences entre les deux ligues : « Je me rappelle qu’on jouait avec des ballons Molten… c’était des ballons de plage. Ils avaient un plastique dégueulasse qui ne faisait que glisser. Si tu avais le malheur de le mettre sur ton maillot, le ballon fusait sur le parquet lorsque tu dribblais. » Tandis qu’en EuroLeague, les joueurs s’exprimaient Spalding à la main.

A lire sur le sujet : Dossier NBA EUROPE / chronique : NBA, ne touche pas à mon basketball

Les mois passent, et malgré tout, les deux tableaux parallèles nous offrent tout ce que le basketball européen peut nous offrir de mieux, chacun de son côté. Et nos Français brillent.

Côté EuroLeague, le Bologne de Rigaudeau domine un à un ses adversaires et atteint la finale au cours d’une incroyable série de 33 victoires consécutives, championnat/coupe d’Europe confondus. Le 3-0 en demi-finale dans le derby contre le Fortitudo reste particulièrement en mémoire. « C’est toujours incroyable de jouer ces matchs-là, se souvient Rigaudeau. C’était une rivalité importante dans le basket italien, mais aussi sur la scène européenne. C’était deux équipes qui visaient le top niveau en Europe, avec des budgets en conséquence, et des supporters qui étaient évidemment très actifs et très chauds. »

L’effectif de la Virtus Bologne en 2000-2001. De g. à d., de h. en b. : #18 Matjas Smodis, #9 Nikola Jestratijevic, #15 Rashard Griffith, #13 David Andersen, #12 Alessandro Frosini, #14 Antoine Rigaudeau, #7 Alessandro Abbio, #6 Emmanuel Ginobili, #20 David Brkic, #10 Hugo Schonochini, #8 Davide Bonora. (crédits photo : Eurobasket)

Côté FIBA, l’Elan Béarnais et et l’ASVEL se hissent aussi en phase finale, avec notamment un match d’appui décisif à jouer pour les Villeurbannais contre le Partizan Belgrade, au Pionnir, en huitième de finale. L’ambiance est d’une hostilité rare pour Laurent Sciarra et ses coéquipiers, qui parviennent malgré tout à prendre un court avantage dans les dernières minutes. « A ce moment-là, Laurent Pluvy tire des lancers-francs capitaux pour plier le match. Mais sur le banc, personne ne regarde ce qu’il se passe sur le terrain. Ils sont tous tournés vers le couloir pour rentrer aux vestiaires, avec des serviettes sur la tête. On se fait canarder de pièces, de piles, de tout ce que tu veux. »

Mais les hommes de Gregor Beugnot arrachent la victoire, et la qualification en quart de finale qui va avec. « Le seul qui est allé serrer la main des adversaires, c’est Bill Edwards. Lui, il est rentré aux vestiaires comme si de rien n’était. Nous, on a tous couru parce qu’on s’était dit qu’on allait jamais sortir vivant du Pionnir. C’était y’a 20 ans en arrière… Tu pensais qu’à un truc, c’était sauver ta tête. »

Le Pau de Roger Esteller, Freddy Fauthoux, des jeunes Boris Diaw et frères Piétrus, se fait quant à lui éliminer par Split deux manches à zéro. Quant à l’ASVEL, elle tombera contre le CSKA Moscou, le tour suivant.

DEUX CHAMPIONS D’EUROPE

On se rapproche de la fin de saison, et en même temps de l’impensable. Nous aurons bien deux finales de Coupe d’Europe à quelques jours d’intervalle.

La première, qui oppose la Virtus Bologne au Tau Vitoria (aujourd’hui Baskonia), se dispute curieusement sur une série ; un format inédit que l’EuroLeague ne reprendra pas par la suite, malgré l’éternel débat. « Au-delà de l’aspect tactique qu’une série propose, ce qui était le plus intéressant à vivre, c’était les émotions. nous témoigne le futur champion Rigaudeau. Un final four, c’est beaucoup de tensions, avec ces matchs délocalisés… Alors que là on vit pendant trois semaines la passion de ce qu’est un titre d’EuroLeague, avec notre public, et contre le public adverse. C’était tout ce que je recherchais quand j’étais basketteur professionnel. »

Les Bolognais, après leur titre (crédits photo : corriere di Bologna)

C’est donc avec une série au meilleur des 5 matchs, que le champion sera désigné. Et de ce fait, cette première finale de l’histoire de l’EuroLeague se déroulera bien en 5 matchs. A 2-2 dans la série, la Virtus reçoit le Vitoria du jeune Luis Scola dans un PalaDozza en feu. Grâce à leur public, les Italiens prennent les commandes dès le début de la rencontre et tiennent leur avantage jusqu’au bout pour aller chercher le titre. « On connait la ferveur des tifosis italien. C’est la passion italienne. Là-bas, il y a ce besoin de gagner pour être reconnu. » Antoine Rigaudeau plante 18 points ce soir-là, et termine meilleur marqueur de cette ultime manche de la finale. Au buzzer, les fans envahissent le terrain pour célébrer leurs héros, champions d’Europe. C’était le 10 mai 2001.

Le lendemain, le 11 mai, débute le Final Four de la SuproLeague au Palais des Sports de Paris-Bercy. Efes et CSKA prennent la porte après les demi’, et le Maccabi retrouve le Panathinaïkos pour la grande finale. Un dernier match, remporté par le club-nation. Lui-aussi est alors champion d’Europe, trois jours après Bologne.

Arriel MacDonald, ici en finale contre le Pana, MVP du Final Four pour la Maccabi (crédits photo : B-rise Basket)

« CE N’ÉTAIT PAS VIABLE »

Mais l’aspect sportif prime sur cette ambigüité pour le Roi : « un titre c’est un titre. Le club s’était inscrit dans un championnat d’Europe, et on y était champion. On faisait fî de ce qui se passait autour, c’était plus de la politique qu’autre chose. »

Pour la saison suivante, l’EuroLeague prit à la SuproLeague son format du Final 4, ainsi que les dernières équipes qui étaient restée fidèles à la FIBA. La SuproLeague disparut, et le Vieux Continent avait de nouveau une seule et unique coupe d’Europe avec l’ensemble de ses prestigieux clubs. Une évidence pour tous les joueurs à l’époque. « On savait que ça allait rentrer dans l’ordre l’année d’après. » nous précise Laurent Sciarra. « Ce n’était pas viable, rajoute Rigaudeau, surtout que dans ce cas de figure, c’était deux baskets FIBA qui était en cohabitation. C’était la même chose. »

Et dans le cas d’une cohabitation NBA/EuroLeague ? Pour Antoine Rigaudeau, la situation n’est plus du tout la même. « S’il y a deux championnats, ce sont deux cultures complétement différente. Il faudrait que le basket européen négocie avec la NBA, et faire en sorte qu’il puisse garder son identité. » De son côté, Laurent Sciarra n’imagine pas l’Europe du basket être à nouveau divisée en deux : « Ça me parait fou. »

Deux compétitions majeures de basket en Europe : cela n’a duré qu’une saison. Une seule. Il n’en a pas fallu plus pour retourner à la normale. Demain, combien de temps prendront les négociations avec la NBA ? L’avenir nous le dira.

A lire sur le sujet : Dossier NBA EUROPE / ITW GEORGE EDDY : « Si la NBA crée une ligue concurrente de l’EuroLeague, ils vont les bouffer »

Tags :

Raphaël Habrard

Journaliste pour EuroLeague France et chroniqueur pour Basket le Mag. Fan de l'Olympiakos et de Mathias Lessort. Fan de l'Asvel et des clubs français qui marchent bien en EuroLeague. T'façon le basket c'est de l'art.

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